HALTE AUX DISCRIMINATIONS , EGALITE DES DROITS !
Le 15 octobre, une distribution de tracts était organisée par FO et le MRAP devant l'entrée de CASTORAMA ANTIBES.
Le directeur du magasin avait fait appel à un huissier pour surveiller nos faits et gestes et détourné les agents de sécurité de leur mission à cette occasion.
Nous ne faisions pourtant que distribuer des tracts aux clients, pour les informer des pratiques - que la Justice devra caractériser - du directeur de ce magasin qui bénéficiait d'indiscrétions d'un policier, obtenues illégalement, pour "épurer"son personnel et exerçait des pressions sur la société de sécurité afin qu'elle pratique un "nettoyage ethnique".
Qu'ils s'appellent STIC, EDVIGE 1 ou 2, les fichiers ne doivent pas être accessibles à n'importe qui, pour n'importe quel usage. Et surtout pas l'employeur !
Les informations contenues dans le fichier “Prévention des atteintes à la sécurité publique” sont encore bien plus intrusives que les fiches des renseignements généraux, depuis 1991:
1° Motif de l’enregistrement ;
2° Informations ayant trait à l’état civil, à la nationalité et à la profession, adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
3° Signes physiques particuliers et objectifs, photographies ;
4° Titres d’identité ;
5° Immatriculation des véhicules ;
6° Informations patrimoniales ;
7° Activités publiques, comportement et déplacements ;
8° Agissements susceptibles de recevoir une qualification pénale ;
9° Personnes entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec l’intéressé.LE 30 NOVEMBRE, NOUS DIRONS NON AUX FICHAGES ABUSIFS, attentatoires à la vie privée et aux libertés,
NON AU DETOURNEMENT DES FICHIERS à des fins discriminatoires, antisyndicales ou racistes !
ERADIQUER LES DISCRIMINATIONS DANS L’EMPLOI !
Le 04/11, le Tribunal Correctionnel de GRASSE devra se prononcer sur les discriminations à l’emploi cautionnées par une grande enseigne du bricolage et dont ont été victimes des salariés (possédant pourtant toutes les habilitations légales) à raison de leur appartenance à une « minorité visible »- un « bronzé », pour reprendre l’expression du chef du personnel – et à un syndicat revendicatif.
Afin de maintenir cette « culture d’entreprise » contraire à la loi, le directeur du magasin pratiquait la pression sur la société de sécurité - à laquelle il imposait ses choix : « Pas de bronzé à un poste de responsabilité ! » - et utilisait une complicité policière qui lui permettait l’accès au fichier STIC, fichier policier d’accès pourtant très réglementé.
Comment CASTORAMA a-t-il pu, si longtemps, ignorer ces pratiques illégales de collecte d'informations confidentielles et de détournement de l'objet de la vidéosurveillance ?
Nous espérons que procès sera l’occasion de mettre en évidence et de voir fermement condamnées :
les pratiques discriminatoires au travail ( embauche, promotion « plafond de verre ») que le droit interdit, mais qui subsistent en pratique,
les violations du respect de la vie privée par la communication de fichiers qui concourent à la discrimination.
En 1999, le taux de chômage des hommes issus de l’immigration maghrébine était 3 fois plus élevé que celui des hommes dont les deux parents étaient nés en France (27,8% contre 9,8%). Un statistique parmi bien d’autres…
HALTE AUX DISCRIMINATIONS , EGALITE DES DROITS !
devant l'accès à CASTORAMA ANTIBES.
--
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, comité de NICE-GRASSE, 13 rue Amiral de Grasse, 06000 NICE. mrap.nice@laposte.net