Communiqué de presse :

Publié le par Alternatifs06 pays de Grasse

Les grand moments de l'histoire de France... N. Sarkozy s'engage sur la titularisation des non titulaires... 
Communiqué de presse de l'Union générale de Fédérations de Fonctionnaires Cgt. Montreuil le 27 janvier 2010
Titularisation des contractuels :
Chiche Monsieur le Président !
 
Depuis des années, la CGT dénonce et combat le recours exacerbé et inacceptable à la précarité et au non-titulariat de la part des employeurs publics.  
Alors que les dispositions en vigueur – qui sont avant tout une garantie pour les citoyens – stipulent qu’aux missions permanentes de la Fonction publique correspondent des emplois statutaires de fonctionnaires, plus d’1 million d’agents sont exclus de cette règle républicaine.  
Face à ces graves dérives, notre organisation syndicale n’a de cesse de réclamer un véritable plan de titularisation d’une part et, d’autre part, un encadrement strict des possibilités de recrutement dérogatoire de contractuels.
Lundi soir, en se déclarant « prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels », Nicolas SARKOZY semble enfin nous avoir entendus.  
La CGT est immédiatement disponible pour entamer les négociations permettant de concrétiser rapidement les orientations présidentielles.  
A l’évidence, 2 mesures immédiates sont à prendre pour être en conformité avec cette volonté affichée d’en finir à cette situation inadmissible:
Abroger la loi dite « de mobilité et des parcours professionnels » d’août 2009 qui accroît les possibilités de recours aux non-titulaires et aux précaires et qui ouvre grand les portes aux agences intérimaires ;  
Mettre un terme aux suppressions d’emplois de fonctionnaires et procéder aux créations indispensables pour faire face aux missions de service public.  
La CGT se félicite que le Président de la République ait rejoint cette juste cause.  
Il faut maintenant passer aux actes !  
Montreuil, le 27 janvier 2010

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C
<br /> N’oublions pas le contrat de vacataire, qui officialise le summum de la précarité puisque il semble même bien ficelé pour éviter à ceux qui y ont recours de participer aux indemnités de chômage. Et<br /> peaufiné par qui… à gauche ou à droite ? Utilisé de toute façon aussi bien des deux côtés par les administrations.<br /> <br /> Le sort réservé au contractuel semble à priori ouvrir quelques perspectives mais n’y a-il pas là aussi (qui peut infirmer? Cela vraiment me rassurerait) un insidieux montage.<br /> <br /> ANACHRONIQUE !<br /> <br /> Le Président de la République lui-même a reconnu comme profondément anormale la situation des contractuels.<br /> <br /> Dans l’attente de mesures pour modifier leur situation, afin de pallier aux délais insupportables pour les plus anciens, il conviendrait au moins de s’attaquer rapidement aux obstacles<br /> déraisonnables qui s’opposent aux seules mesures qui existent déjà pour apporter tout de suite un peu d’équité.<br /> <br /> Ainsi, il y a à mon sens une anomalie de taille qui peut être abordée en priorité parce que facile à dénoncer.<br /> <br /> La loi DUTREIL du 26 Juillet 2005, comporte une contrainte de continuité qui interpelle par son arbitraire en n’autorisant pas d’interruption entre les fatalement multiples CDD permettant d’assurer<br /> la durée minimale de six ans imposée pour obtenir un CDI.<br /> <br /> (Notons à l’occasion, de surcroît, une première distorsion de retard par rapport aux emplois privés ; et rappelons nous, il y a eu scandale pour moins que cela avec le CPE)<br /> <br /> Cette clause est à l’évidence parfaitement aberrante en regard de la difficulté d’être certain de pouvoir procurer des remplacements de manière synchronisée entre les aléas des besoins pour les<br /> établissements et les disponibilités de passage d’un emploi à l’autre des contractuels de l’éducation.<br /> <br /> S’il y a parfois un effort en ce sens, cela n’empêche pas que beaucoup ont été pénalisés, en particulier à leurs débuts, leur passage en CDI est injustement reculé d’autant.<br /> <br /> Se crisper sur la continuité est donc un véritable non sens. D’autant que l’on imagine bien, en plus, que les compteurs peuvent êtres remis indéfiniment à zéro avant d’arriver au but !<br /> <br /> On se retrouve déjà effectivement actuellement avec des gens maintenus en précarité parce qu’ils n’ont que 4 ou 5 années continues sur l’instant alors que par ailleurs ils cumulent plus d’une<br /> dizaine d’années de plein temps cumulé !<br /> <br /> Sans oublier la discrimination faite aux mères de famille pour lesquelles les congés de maternité classiques sont, suivant les dates, à l’égard de ce qui nous préoccupe, vus comme une interruption<br /> de service !<br /> Ne pas admettre que l’on marche sur la tête en persévérant dans cette voie est à l’évidence, en prime, synonyme d’un mépris évident qui rejaillit par ricochet sur l’ensemble de l’éducation.<br /> <br /> J’avais interrogé sur ce sujet il y a maintenant 2 ans environ 90% de nos parlementaires, ceux qui étaient joignables à leur permanence par courrier électronique.<br /> <br /> Les interrogations qu’une vingtaine d’entre eux ont adressées à l’administration s’est soldée par une réponse, toujours la même, juste en dehors des frontières du vrai problème : « la loi DUTREIL<br /> est appliquée avec souplesse en ne tenant pas compte de la période des deux mois d’interruption dus aux congés d’été pour tenir compte des spécificités de l’E.N. ». Tiens… Je ne savais pas que l’on<br /> pouvait remplacer les personnels en vacances.<br /> <br /> Dommage que notre collègue contractuel n’ait pu expliciter tout cela devant les Français…De quoi mettre en colère le Président contre la chaîne des champions de l’aberration dont il est<br /> question.<br /> <br /> N’est ce pas le moment opportun d’êtres positifs, de profiter d’un réel consensus impulsé par Nicolas SARKOZY pour donner la priorité à ce problème qui touche à la précarité et à la bonne marche de<br /> l’éducation ?<br /> <br /> Pour une fois…<br /> <br /> P.S. : J’entends déjà, des arguments budgétaires qui s’opposent…<br /> <br /> Gare à la crédibilité ,<br /> il y aurait là le parfait exemple de l’injustice :<br /> on priverait certains d’un minimum de droits pour préserver les avantages des autres !<br /> <br /> Ni plus ni moins que les économies d’abord sur le dos des travailleurs précaires avant tous les autres. Vive la devise de la République … !<br /> <br /> ************************************************************<br /> Permettez moi, en complément à ces propos de vous faire part d’un courrier adressé à de hauts responsables le 24 janvier.<br /> ***********************************************************************<br /> <br /> B…… Christian<br /> <br /> Monsieur le…,<br /> <br /> Je sollicite de votre………….. l’examen d’une analyse citoyenne relative à la situation trop souvent occultée d’une partie de nos enseignants.<br /> <br /> Permettez moi de plaider pour une mesure que je perçois comme particulièrement utile et nécessaire, constituant un très bon signal social .<br /> <br /> En effet, avec l’inévitable débat sur l’éducation, le sort de ses contractuels finit par se vulgariser. L’opinion est, me semble –t-il, de plus en plus sollicitée sur une situation sans espoir,<br /> intenable pour eux, négative pour le système, surprenante eu égard aux règles dans les entreprises.<br /> <br /> Comment supporter que l’état détienne le record de l’emploi précaire alors qu’il serait simple de mettre en place des CONCOURS RESERVES comme cela a déjà pu être le cas sans inconvénients dans le<br /> passé ?<br /> <br /> Ils peuvent travailler sans garantie de réemploi jusqu’à plus d’une dizaine d’années cumulées, il n’y a d’ailleurs actuellement pas de limite.<br /> <br /> L’injustice est d’autant plus grave qu’ils sont aux antipodes des conditions de leurs collègues titulaires pour remplir souvent dans la difficulté des tâches analogues, pour ne pas dire celles qui<br /> n’ont pas été pourvues, les moins intéressantes…<br /> <br /> A l’heure où il est question de méritocratie pour la situation des individus, pourquoi ne pas prendre en compte l’adaptation dont ils ont fait preuve, leurs acquis, l’avis des chefs<br /> d’établissement, leur ancienneté totale, les diplômes y compris souvent des admissibilités dans la partie théorique tant au concours externe qu’au concours interne (les années où il existe…).<br /> <br /> Enfin les critères d’une situation complète : voire par exemple aussi les charges de famille des mamans, pénalisantes pour la préparation des concours internes quasi inaccessibles où viennent de<br /> plus concourir les néo contractuels qui ont tout juste tenté les épreuves de l’externe.<br /> <br /> Pour le moins, à mon avis, il y a besoin d’une juste harmonisation et il est dommageable de perdurer dans des extrêmes.<br /> <br /> D’un côté: on observe une protection quasi absolue qui peut conduire à des abus, de l’autre: on constate, au mépris du travail et des bons services rendus, une précarité indigne imposée à des<br /> citoyens (d’ailleurs pour ce fait, bien mal considérés comme tels).<br /> <br /> Soyez assuré…<br /> <br /> <br />
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