Transfert de l'accueil de nuit à Grasse:
Nous avons suivi, depuis la déclaration dans Nice- Matin du 26 octobre, puis du 26 décembre 2008, les épisodes du projet de transfert de l’accueil de nuit.
L’accueil de nuit doit déménager. La mairie de grasse doit trouver un nouveau lieu. De toute évidence, par manque d’anticipation ou de volonté (car pour les locaux, la mairie en possède), on lance l’idée du préfabriqué, laissé vacant par les pompiers.
Quelques semaines et quelques discussions après, les personnes sans- abri se retrouvent dans un face à face avec professeurs et parents du collège Carnot. Ces derniers sont taxés d’égoïsme, parce qu’ils revendiquent une infirmerie pour les élèves ! On a parlé d’éducation à la solidarité. Pourquoi la limiter au collège Carnot ?
Mais la vraie question n’est pas le choix entre un accueil de nuit et une infirmerie pour les collégiens, ni dans le bien fondé d’un projet pédagogique. L’absence de concertation : avec les enseignants, les parents du collège est d’ailleurs choquante : c’est en conseil d’administration, avec dossier à l’appui, que se décident les orientations pédagogiques d’un établissement de l’enseignement public !
Pourquoi un tel engouement pour un préfabriqué vétuste, au fond d’une cour de collège. Il n’y a donc aucune alternative à ce local en piteux état ? Le sénateur-maire, Monsieur Jean-Pierre Leleux, n’a apparemment pas eu comme priorité, parallèlement à la construction du MIP*, celle de la recherche et de la mise en état de locaux pour les personnes qui ne peuvent pas se loger. Car après tout, si on parle de solidarité, je ne considère pas que les conditions actuelles d’accueil ni celles qui seraient proposées dans un préfabriqué rénové soient dignes d’une ville française du XXI° siècle. Dans notre pays, qui produit des richesses, et qui les répartit de manière très inégale, l’injustice, c’est la pénurie de logements, d’emplois, et l’absence d’un revenu garanti qui permette à toutes et à tous de vivre dignement.
Nous sommes nombreux à nous sentir solidaires de celles et ceux qui sont en situation précaires.
.Nous sommes solidaires actifs, revendiquant un lieu d’hébergement dans un bâtiment en « dur » qui corresponde au respect dû aux personnes que la société laisse en bord de route.
Et pour contribuer à la recherche d’une solution satisfaisante, je rappelle que les locaux d’EDF, Avenue Mathias Duval, désertés depuis juillet 2008 sont vacants…par solidarité, ils pourraient être réquisitionnés et mis à la disposition d’un tel projet.
Marcelle Monzeglio
Porte- parole des Alternatifs du pays de Grasse
Conseillère municipale
*Musée International de la Parfumerie
Pour consulter les différents articles, consultez nice-Matin des 26/10/08, 26/12/08 et 9/02/09