Communiqué de RESF:

Publié le par Alternatifs06 pays de Grasse

 

Nous venons de l'apprendre :

 

 après avoir été enfermées deux semaines durant au Centre de Rétention de Marseille, Madame Santos et sa petite fille vont être embarquées de force vendredi à 6h35 dans un avion pour les Philippines via Roissy. Elles ont un passeport. Pas monsieur qui, lui, passe le même jour devant le Juge des Libertés pour la prolongation de sa rétention en attendant que le consul Philippin délivre un laisser passer.  

 On ne s'y trompe pas: il s'agit d'une démonstration de force : après avoir testé la droiture des magistrats, on teste la résistance des défenseurs des droits humains. Tout ceci exprime une ambiance nationale bien plus encore que l'acharnement local d'un préfet aux ordres prêt à enfermer une fillette et à séparer une famille.
 

Maître Philippe SOUSSI, avocat de la famille, prépare un référé liberté (procédure d'urgence, avec réponse sous 48 heures, visant à invoquer l'atteinte à une liberté fondamentale).
 
RESF des Alpes-Maritimes, des Bouches du Rhône et National mobilisent largement à Nice, Marseille et Paris pour que Véa retrouve à la rentrée ses camarades de l'Institution catholique Stanislas de Cannes, tout pour que ses parents poursuivent la vie de travail qu'ils mènent en France depuis tant d'années.
 
Demain mardi à 18h, place Masséna à Nice, on fera du bruit comme on ne cesse d'en faire depuis une semaine à Nice et Marseille. Notre colère de citoyen-ne-s doit exploser et être entendue à Paris et sur les lieux de vacances de nos dirigeants. Des élus nationaux, de gauche comme de l'UMP, tentent d'intervenir, nous le savons, auprès du ministre expulseur. C'est leur honneur de le faire. Les droits de l'enfant sont piétinés et l'opinion finira bien par se retourner contre une politique qui défigure la République.
 

RESF 06
contact presse :  06 03 51 28 32    /   06 68 59 81 59

Publié dans solidarité

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