Intercommunalité à l'ouest

Publié le par Alternatifs06 pays de Grasse

Voici la copie d'un article paru dans Nice-Matin cette semaine.

Il pose la question de l'Intercommunalité à l'Ouest. Il y est question de la création d'une communauté d'agglo Cannes Grasse Antibes. Est-ce une manière de constituer un bloc contre la communauté urbaine de Nice ou un moyen de permettre l'absorbtion plus facile de tout le département par Estrosi ?


La vigilance est plus que jamais de mise.


 

Un vent nouveau souffle-t-il sur l'intercommunalité ?
Paru aujourd'hui, lundi 24 novembre 2008


L'idée d'une grande communauté d'agglomération, depuis la limite ouest du département, jusqu'à la rive droite du Var, est pour Cannes le moyen de sortir des querelles stériles qui bloquent l'intercommunalité dans le bassin cannois.
L'intercommunalité est encore en panne dans le bassin cannois. Pour sortir de l'impasse, Cannes envisage un partenariat plus large avec les communautés d'agglomération de Grasse et d'Antibes.
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Imaginez : une grande communauté d'agglomération, depuis la limite ouest du département jusqu'à la rive droite du Var.

Cannes, Grasse, Antibes et toutes les communes périphériques réunies pour résoudre les problèmes de transport en commun, de circulation, d'eau, de traitement des déchets, d'assainissement et autres épines qui empoisonnent la vie des élus et des habitants.

Un rêve ? Le maire de Cannes Bernard Brochand l'évoquait au dernier conseil municipal... « Depuis trois mois, nous discutons d'une grande intercommunalité de l'ouest du département. Début décembre, nous allons faire une déclaration sur nos intentions. Je suis pour cette grande intercommunalité avec Grasse, Antibes et Cannes basée sur des projets précis. Faire cette intercommunalité-là me semble frappé au coin du bon sens. » nous confiait l'élu en refusant néanmoins d'en dire plus pour l'instant.

« La crise économique peut hâter les unions »

Farouchement opposé jusqu'à ce jour aux communautés d'agglo ou de communes (1), le maire de Cannes aurait-il tourné casaque ? Sans doute pas.

Mais au printemps prochain, Edouard Balladur présentera un rapport sur la réforme des collectivités locales et son contenu pourrait émousser les réticences des élus. « La loi sera toilettée par le parlement et la donne va changer. Les collectivités auront des domaines d'intervention bien précis et elles auront l'obligation de faire table rase de ce qui existait avant. Les syndicats et les compétences un peu vagues sont sur la fin. Et puis, la crise économique peut hâter les unions. Plus tôt nous aurons une grande intercommunalité, mieux ce sera » anticipe Claude Serra, sous-préfet de Grasse. En attendant, le maire d'Antibes et président de la CASA (communauté d'agglomération Sophia-Antipolis) Jean Leonetti n'exclut rien, mais reste plus réservé : « Dans l'immédiat, les conditions d'une intercommunalité Cannes-Grasse-Antibes ne sont pas réunies, faute de projets communs structurants. »

De même pour Jean-Pierre Leleu, sénateur-maire de Grasse et président de la PAP (Pôle Azur Provence), qui confirme quelques discussions et exprime, sans enthousiasme, le voeu « d'un périmètre assez grand pour répondre à de grands enjeux ».

« Dépasser les querelles stériles »

Pourtant, des balises sont déjà posées. En juillet dernier, vingt-neuf communes de l'ouest des A.-M. ont scellé la première pierre d'une intercommunalité élargie. Ce n'est encore qu'un syndicat (Syndicat mixte du SCOT) mais il prépare une organisation territoriale à l'échelle des 240 000 habitants qu'il concerne. « Il est temps de décrisper l'intercommunalité, de dépasser les polémiques et querelles stériles » déclarait à cette occasion David Lisnard, délégué de Cannes.

Il serait temps en effet. Alors que 134 communes du département (sur 163) sont déjà regroupées en communautés, Cannes, Le Cannet, Mandelieu, Mougins et Théoule résistent encore et toujours aux sirènes de l'intercommunalité et renoncent aux dotations supplémentaires de l'État. En cause, les rivalités politiques et la crainte des petites communes d'être étouffées par les grandes (voir ci-contre).

A défaut, ce sont des syndicats intercommunaux souvent enchevêtrés qui organisent les services publics communs. Avec succès, avec difficulté ou a minima, c'est selon. Quelques grands dossiers font même du sur place. C'est le cas notamment du traitement des déchets des douze communes du bassin cannois (voir ci-contre).

1. Pour justifier sa position, le maire de cannes cite volontiers l'ouvrage de deux députés UMP, publié en 2005 : Le livre noir de l'intercommunalité qui concluait que « le coût structurel et fiscal de cette coopération (...) l'emporte trop souvent sur les bénéfices supposés de la mutualisation ».

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