France-Italie: un partout balle à droite !

Publié le par Alternatifs06 pays de Grasse

Les Italiens viennent de voter... comme nous.
Et le résultat est aussi catastrophique que chez nous. La droite de droite est de nouveau au pouvoir. Et si Berlusconi n'a pas mené une campagne pleine de promesses démagogiques comme les fois précédentes, il a promis des moments difficiles pour les Italiens. Parions que tous les Italiens ne vivront pas les mêmes moments difficiles!

Ces élections marquent une vraie évolution du paysage politique italien. Le bipartisme semble de nouveau s'être installé. Le fait marquant reste bien sûr la disparition d'une foultitude de petites formations politiques, quelles soient de droite, du centre ou de gauche. Seules six formations seront présentes dans les deux chambres (deux au centre-gauche, trois à droite et une au centre). Depuis fort longtemps, un président du conseil aura une majorité pour gouverner. C'est ce qui est d'autant plus inquiétant quand on connait le nom du futur président.

Et pour la première fois depuis longtemps, il n'y aura pas de parlementaire de gauche en Italie. La Gauche Arc-en-ciel sort laminée de ces suffrages. Aucun élu, pas même Fausto Bertinotti, président sortant de la chambre des députés. Ce dernier vient d'ailleurs d'annoncer son retrait des responsabilités politiques pour redevenir simple militant...
Il est encore tôt pour pouvoir analyser les raisons d'un tel échec alors que Rifundazione Comunista était en progression assez régulière depuis quelques années, jusqu'à atteindre plus de 8% il y a deux ans.
Est-ce que la recomposition à la gauche de gauche porte une part de responsabilité rendant moins clair le positionnement politique ? Est-ce le simple effet du vote utile prôné par Veltroni ? Est-ce une sanction d'une participation a un gouvernement social-démocrate qui n'a pas su régler les problèmes des Italiens ?
Sans doute, toutes ces raisons ont-elles joué. Mais n'est-ce pas aussi une question plus globale, à l'échelle de l'Europe ?

Les forces de gauche deviennent de moins en moins présentes dans les parlements européens. Nous connaissons la situation française et les importants échecs de 2007. Mais des résultats de même type viennent d'avoir lieu en Espagne où les élections législatives ont donné un renforcement du bipartisme avec notamment la forte diminution de Izquiera Unida (qui avec 3,8% des suffrages perd 3 sièges pour n'avoir plus que députés).
Seule l'Allemagne laisse un peu d'espoir avec die Linke.

Un nouveau souffle est nécessaire pour la gauche européenne. Encore faut-il que nous prenions conscience de l'importance de la construction d'une réelle gauche écologiste européenne. Est-ce que les élections européennes de 2009 seront le premier pas vers cette construction ?

Patrick MASSOT

Publié dans International

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article